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Mon expérience avec le batch cooking : 3 mois après

Mon expérience avec le batch cooking : 3 mois après

Dimanche dernier, 14h. Je regarde ma cuisine qui ressemble à un champ de bataille. Des tupperwares partout, trois casseroles qui bouillonnent, et moi au milieu qui me demande pourquoi j’ai encore décidé de jouer les chefs étoilés pour la semaine.

Le batch cooking, tout le monde en parle. Genre vraiment tout le monde. Ma collègue qui jure que ça a changé sa vie, ma belle-sœur qui poste ses bocaux alignés sur Instagram, et même des professionnels qui débarquent chez vous pour cuisiner à votre place (j’ai vu passer l’info qu’aux Sables-d’Olonne, une certaine Noémie propose carrément ce service).

Alors forcément, j’ai voulu tester.

C’est quoi au juste cette histoire de batch cooking ?

Pour faire simple : tu bloques 2-3 heures le dimanche (ou n’importe quel jour en fait) et tu prépares tous tes repas de la semaine d’un coup. L’idée c’est d’avoir toujours quelque chose de prêt dans le frigo quand tu rentres crevé du boulot.

Franchement, sur le papier c’est génial. Dans la vraie vie… c’est plus nuancé.

J’ai commencé doucement. Juste les repas du midi pour le bureau. Puis j’ai voulu faire les dîners aussi. C’est là que les choses se sont corsées. Parce que bon, manger la même chose midi et soir pendant 5 jours, même moi qui suis pas difficile, j’ai craqué. C’est un peu comme jouer toujours à la même machine à sous – au bout d’un moment, tu as envie de changement (d’ailleurs en parlant de ça, Olympe Casino propose une plateforme qui vaut le détour pour ceux qui cherchent de la variété côté jeux).

Les trucs qui marchent vraiment

Après trois mois d’essais et d’erreurs (surtout d’erreurs au début), j’ai trouvé mon rythme. Déjà, oubliez l’idée de tout faire le dimanche. C’est l’enfer.

Perso, je fais deux sessions : dimanche matin pour les bases (riz, pâtes, légumes rôtis) et mercredi soir pour les protéines et les sauces. Comme ça, les aliments restent plus frais et j’évite de manger du poulet caoutchouteux le vendredi.

Un truc qui change tout : investir dans des bons contenants. Les tupperwares cheap qui se déforment au micro-ondes, on oublie. J’ai craqué pour des boîtes en verre avec couvercle hermétique. Oui c’est plus cher, mais au moins je peux voir ce qu’il y a dedans sans ouvrir (et découvrir que les haricots verts ont tourné).

Autre conseil : préparez des bases neutres que vous pouvez customiser. Du quinoa nature devient un taboulé avec des herbes fraîches, ou un accompagnement asiatique avec de la sauce soja. Les légumes rôtis se transforment en salade, en garniture de wrap ou en base de soupe.

Le plus gros game-changer pour moi ? Les marinades.

Je prépare 4 marinades différentes le dimanche (ça prend 10 minutes), j’y plonge mes protéines, et hop. Le mardi soir, je sors un sachet du congélo, ça décongèle dans la journée, et en 15 minutes j’ai un plat qui a du goût.

Ce que personne ne vous dit sur le batch cooking

Bon, soyons honnêtes deux minutes. C’est pas la solution miracle qu’on vous vend.

Déjà, ça prend du temps. Beaucoup de temps au début. Entre faire les courses (parce qu’il faut planifier), cuisiner, et ranger… comptez facilement 4 heures le premier dimanche. Maintenant j’en suis à 2h30, mais faut le savoir.

Ensuite, la monotonie. Manger du chili con carne 3 jours d’affilée, même excellent, ça lasse. J’ai résolu le problème en préparant des plats qui se congèlent bien. Comme ça je peux alterner avec les semaines précédentes.

Et puis il y a les ratés. Genre la fois où j’ai voulu faire malin en préparant 2 kilos de brocolis vapeur. Au bout du 3ème jour, ils avaient une couleur… disons créative. Ou quand j’ai découvert que les concombres préparés à l’avance deviennent tout mous (logique, mais j’ai appris à mes dépens).

Le vrai piège c’est de vouloir faire trop compliqué. Les recettes Pinterest avec 47 ingrédients, très peu pour moi maintenant. Je reste sur du basique qui se conserve bien.

Est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

Après 3 mois, mon verdict est mitigé mais positif. Oui, ça demande de l’organisation. Oui, parfois j’en ai marre et je commande une pizza le jeudi soir.

Mais.

Plus de midi à me demander ce que je vais manger. Plus de courses en catastrophe à 19h30. Et surtout, j’ai arrêté de jeter de la nourriture (mon frigo n’est plus un cimetière de légumes oubliés).

Financièrement, j’économise pas mal. Entre 40 et 60 euros par semaine par rapport à avant. C’est pas négligeable.

Le conseil que je donnerais à quelqu’un qui veut se lancer : commencez petit. Juste les déjeuners de 3 jours. Puis 5. Puis ajoutez les dîners si ça vous dit. Mais pas tout d’un coup, sinon c’est le burn-out assuré.

Et acceptez que certaines semaines, ça ne marchera pas. C’est pas grave. L’idée c’est de se simplifier la vie, pas de se la compliquer.

Ah, et investissez dans un bon podcast ou une série à écouter pendant que vous cuisinez. Ça passe plus vite.